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Des anciens qui nous inspirent: Peter Foggin

Résumé de l’expérience de Peter Foggin par rapport aux débuts des GBUC


Peter FogginPendant les neuf premières années de ma vie, j’ai vécu en Chine dans la province pauvre et lointaine au nord-ouest du nom de Gansu où mes parents étaient missionnaires. Après la fin de la deuxième guerre mondiale j’ai vécu à Beijing où j’ai appris, entre autre, à faire du vélo, mais non avant d’avoir vu ma première bicyclette écrasée sous les roues d’un char à bœufs! Mon pauvre père la pleurait, je crois, même plus que moi! Après cela j’ai vécu à Victoria en Colombie-Britannique, puis au Taiwan. C’est au Taiwan que j’ai pu concrétiser mon engagement comme croyant et disciple de Jésus-Christ. De retour à Victoria, j’ai complété mon secondaire, et ensuite un cours au Victoria College et à l’université de Colombie Britannique (UBC) pour devenir professeur. Après quelques années d’enseignement en C-B, je suis arrivé au Québec en 1963. J’avais alors senti profondément l’appel de Dieu vers le Canada-français.

C’était à cette époque que je commençais à étudier la géographie à l’université de Montréal. C’était un grand défi sur le plan académique, car j’en étais à mes premiers balbutiements du français. Je l’ai aussi vu comme une porte d’entrée pour partager la Bonne nouvelle avec des étudiants de l’université. Pour ce faire j’ai pu faire front commun avec Hanni Feurer et Dick Wilkinson pour débuter des études bibliques hebdomadaires avec des étudiants. Au début dans le Centre communautaire, mais beaucoup plus longtemps par la suite dans l’appartement d’Hanni Feurer, qui était situé sur la rue Edouard-Montpetit, en face du centre communautaire de l’UdeM. Nous avions aussi des conférenciers invités comme, par exemple, Charles Foster, Gaston Racine, Maurice Boillat et le théologien suisse, le Dr Roger Nicole. Ils sont venus surtout à l’occasion des fins de semaine d’hiver. Un week-end de ski à Mont Ste-Anne des plus mémorables fut tenu chez Charles et Elma Foster à Ste-Foy. C’était une période d’effervescence. Les universitaires québécois, comme beaucoup de québécois d’ailleurs, remettaient beaucoup de choses en question par rapport à la foi et, surtout, par rapport à la pertinence des structures et pratiques religieuses traditionnelles.

Par ailleurs, Hanni avait organisé plus formellement la création des GBUC parallèlement à l’Inter-Varsity Christian Fellowship (IVCF) du Canada anglais puis a été engagée par IVCF en 1966 comme pionnière auprès des francophones. Ainsi ces rencontres constituaient les débuts des GBUC au Québec. Par la suite, en 1972, Ramez Atallah, directeur de IVCF dans les universités anglophones du Québec, a pris le relais car le ministère parmi les étudiants francophones lui tenait a cœur également.

Hanni et moi sommes devenus par la suite professeurs de linguistique et de géographie respectivement à l’UQAM dès la première année de son existence. C’était 1969. J’ai complété mon doctorat à l’université McGill à Montréal à la fin de l’été 1970. Mon épouse ElizaBeth et moi disions que c’était l’année des trois accouchements: nos jumeaux et une thèse en géographie urbaine! Aujourd’hui, 42 ans plus tard, nos deux fils (un, biologiste de conservation, et l’autre, médecin) vivent avec leurs petites familles et travaillent en Asie.

Quant à l’UQAM, ce n’était que quelques années plus tard qu’un GBUC y fut établi avec l’arrivée d’autres étudiants chrétiens sur le campus.

Dans les années qui suivirent, j’ai travaillé en tant que professeur en milieu universitaire québécois: UQAM, UQAC, INRS-Urbanisation, et enfin, 27 ans à l’université de Montréal, à l’exception d’une brève parenthèse de 4 ans : d’une part, en tant que directeur d’un témoignage collectif aux Jeux olympiques de Montréal de 1976 (« Aide-Olympique », 1975-1976), d’autre part à Haïti pour y commencer le programme de Vision Mondiale (1977-1979). À notre retour d’Haïti à l’automne 1979, ElizaBeth et moi avons pu réintégrer les GBUC par une participation active au Camp des GBUC qui a eu lieu au Camp Brochet près de Chicoutimi et lors d’une fin de semaine à Parkside Ranch dans les Cantons de l’Est.

Maintenant à la retraite, nous espérons nous installer dans la région de Vancouver, où nous serons plus proches des membres de notre famille et de nos petits-enfants qui vivent en Extrême-Orient. C’est un parcours familier, car j’y suis allé environ 40 fois depuis 25 ans.

Chers confrères et consœurs, en tant qu’étudiant (et professeur) chrétiens, je ne demanderais pas mieux que de vous passer le bâton afin de continuer le partage de la Bonne nouvelle de l’amour de Dieu manifesté par le don de son propre Fils, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Allez-y, excellez et brillez sur les campus pour Lui. Soyez des lumières pour sa gloire dans les cégeps et les universités du Québec!